J'ai trop trimé
travail de femmes, paroles de femmes
Création novembre 2009

Témoignages recueillis par Nadine Jasmin I recueil financé par le Fonds social Européen I mise en scène  Stella Serfaty I adaptation Nadine Darmon et Stella Serfaty I assistante Caroline Orsini I comédiennes Nadine Darmon Stella Serfaty I scénographie et lumières Lucie Joliot I construction décor Armand Lestard I création sonore Antoine Richard I chant Sika Gblondouné.


Prochaines dates (agenda)
> toujours en tournée



 

 

 

Coproduction Théâtre de Clermont-l'Hérault – Scène conventionnée, Espace 1789 / Saint-Ouen. Avec le soutien de La Ville de Valenton et de Comme Vous Emoi / Montreuil
Projet subventionné par l’Acsé, agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances. Action financée par la Région Ile-de-France dans le cadre du soutien en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Le spectacle

Il me paraissait important de donner la parole à des femmes, dans une société qui prône l’égalité et la parité sans toujours s’en donner les moyens. Interroger des femmes au travail, en poste ou chercheuses d’emploi, me semblait la meilleure façon de ne pas se satisfaire d’idées reçues, et d’explorer, par des récits plutôt que des discours, des réalités diversifiées. C’est le moyen de faire découvrir les différentes facettes d’un monde du travail sans concessions, à travers des témoignages toujours empreints d’une grande dignité.
Elles ont pris la parole pour évoquer le monde du travail, leur monde du travail. Au fil des rencontres, elles ont mêlé leurs mots et leurs voix, brossant un tableau sans fard de leur condition de femmes au travail. Je salue le courage de leur prise de parole.

Nadine Jasmin, sociologue


Des fils tendus qui obligent, des circuits qui hiérarchisent. Pression à peine visible mais qui fonde tout l’être au travail. Ce carcan, ce carré est cadré par des pointeuses à cartes…
La parole est morcelée. L’espace scénique place les protagonistes dans un “hors champ social “, un espace symbolique et non réaliste. Un lieu qui permet aux êtres de s’exposer.
Cinq femmes, cinq itinéraires de vie, de construction, de libération.
Toute une palette de sentiments, d’émotions, de choix, de luttes qui appellent l’admiration.
Ce qui ressort de ces paroles de femmes, c'est l'impression forte qu'elles sont sans cesse en construction, ou en reconstruction ; ce qu'elles obtiennent, à quelque niveau que ce soit, semble être le résultat d'une lutte, et non d'un acquis. Toujours se battre pour décloisonner, s'approprier un bout de terrain reconquis ... souvent avec finesse, humour et courage, toujours avec lucidité.

J’ai trop trimé un regard de l'intérieur, incisif et juste, du monde du travail et du monde tout court dans lequel nous vivons, aujourd'hui. La bataille de toutes ces femmes et ces hommes…

Face au travail, j’ai pu constater qu’on était dans une société de déni, de déni de réalité, et que j’étais avec des gens qui se comportaient un peu comme des robots, c’est-à-dire qu’ils étaient comme des pions sur un échiquier, ils avaient chacun leur place à un endroit bien précis, et de cela on se faisait une façade.
Marie-José

Extraits du spectacle