l’épouvantaille
Création 2022/2023

de Stella Serfaty
spectacle pluridisciplinaire pour spectateur actif et créatif
mise en scène Stella Serfaty I collaboration artistique François Frapier I avec Stella Serfaty comédienne & Camille Voitellier chanteuse circassienne des airs I scénographe et lumières Lucie Joliot



 



Le texte

C’est un jet d’eau, une bulle d’air, un arc en ciel…
Pas de narration à proprement dite mais des liens improbables, des résonances, des associations, des révélations…
L’épouvantaille prise par son épouvante reste figée
Impossible de se connaître, de s’appréhender, de s’éclairer
Cet être rétréci par son histoire n’envisage aucune échappatoire pour se libérer de sa propre épouvante
Des oiseaux vont venir la titiller, l’obliger à s’incarner
Chaque oiseau par sa particularité lui révèle un bout d’elle
Bout à bout l’épouvantaille acquiert sa liberté
Elle peut prendre son envol

Un chemin initiatique, une réconciliation

Pourquoi ce texte ?
Une envie de libérer les esprits
Déconstruire nos limites
Renaître de ses cendres
Farfouiller dans ses ombres
Eclairer les vides
Faire chanter les anges

L’épouvantaille est l’histoire de toutes nos histoires
Des histoires qui nous limitent, nous atrophient pour nous révéler
Défaire les carcans de notre généalogie
Lutter contre l’obscurité, contre l’obscurantisme
Faire rire tout en disant tout haut une désapprobation face à notre civilisation

Le spectacle

Le spectacle démarre comme tous les spectacles
Puis le carcan habituel d’un spectacle s’effondre peu à peu
Le public se mélange à la scène
La lumière se délite
Les costumes se disloquent
Nous passons d’un éclairage conventionnel à une lumière consentie
La structure autonome du spectacle se transforme en une sculpture

Les oiseaux
Ils sont chantés par une trapéziste
La voltige pour s’élever
Des cabrioles pour débrider l’épouvantaille
La circassienne est air
Elle s’envole avec aisance et élégance
Son chant l’accompagne et est lié à son vol
Parfois le silence se marie avec le corps...

Un langage symbolique
Un langage de libération

La scénographie
Une structure autonome à trois niveaux, construite en ferraille, en bois, en chanvre avec des articulations visibles.
Un squelette mis à nu.
L'espace questionne la capacité des personnages à se libérer ou à s'enfermer dans les contraintes.
Plus la structure s’élève plus les éléments s’allègent, se courbent et ploient.
Peu à peu, de la structure décharnée pourront émerger, pousser - pour ainsi dire, des ramifications de chanvre.
Elle est éclairée et éclairante.
Le régisseur rompt la frontalité du dispositif, comme l'épouvantail doit rompre avec ses limites structurantes.
Comme on rompt les amarres d'une montgolfière pour la voir s'élever dans le ciel.

Le public
Le public est un public passif au démarrage du spectacle
Il est dans “les carcans“ habituels du théâtre, en frontal
Au fur et à mesure, il investit d’autres espaces
Parfois, il mettra la main à la pâte, éclairera le spectacle...
Au final, il transformera la structure en sculpture

Partons en exploration !